La Santa Fe - Coronda

Interview Spécial Santa Fé – Argentine – 57 km !

Quelles raisons t’ont poussé à participer à ce défi extrême (57km de Santa Fe) ?

Sachant que je repartais pour 4 ans. C’était de savoir comment j’allais optimiser l’année par de nouveaux objectifs. Mi-novembre, j’avais du mal à savoir ce que j’avais envie de faire.
J’essayais de me projeter, cette année les Championnats du Monde puis les Championnat d’Europe ainsi de suite. Et cela ne me faisait pas rêver, je retombais dans une routine pour laquelle il m’était impossible que je me motive.

C’est donc par ce challenge personnel que je commence ma nouvelle saison. Plus de 8h d’effort, un défi contre moi-même.

Comment te prépares-tu pour une telle course ?

Je n’ai rien changé à mon plan de travail habituel. J’ai repris un rythme bi- quotidien le 2 janvier. Avec des semaines de 70 à 80 km et 2 séances de musculation.

Quel est ton objectif de performance ?

Le seul et unique objectif est de le terminer !

Quels sont les pièges à éviter (départ trop rapide, fatigue, déshydratation...) ?

Il y a des choses que je ne vais pas réussir à éviter, la fatigue en premier lieu !
Je suis sûr qu'il y aurait des longueurs, des moments terribles de solitude, de souffrance. Je m'y prépare... Mais la vérité est que je ne sais pas de quoi je parle.
Aujourd'hui, je peux avoir de l'appréhension... Pendant la course, j'aurai des sensations -multiples et certainement pénibles, difficiles-. A la fin seulement, j'aurai la connaissance !

Pour l'heure, je suis donc sur les basiques: ménager mon effort, le gérer au mieux, m'alimenter, contrôler. Après, il y aura forcément l'inconnu de cet effort... Et les conséquences liées.

Le finish met du temps à arriver... et il est très difficile : 200m de ligne droit à contrecourant. L'enfer jusqu'au bout ! Rien ne nous est épargné...

Comment se passe les ravitaillements sur une telle course ?

Ils sont assez nombreux et sont évidemment très importants. Sur un effort aussi long, il faut avoir du carburant. Un coup de bambou est fatal.
Je m'hydraterai tous les 20 minutes et je m'alimenterai avec des barres énergétiques Herbalife toutes les 45'. Cela rythme la course.

Le temps de ravitaillement est aussi un moment de contact et d'échange très important avec le monde extérieur, le coach. On échange quelques mots, on prend des informations, des encouragements.
On fait un sourire ! Stéphane Lecat fait des efforts pour me surprendre... Parfois, il se déguise, met un masque (de tortue Ninja !). C'est une respiration dans la course. Je ne sais jamais à quoi m'attendre.

Sur un parcours avec des courants assez importants comme à Santa Fé, l'endroit du ravitaillement peut s'avérer aussi très stratégique. Stéphane est à mes côtés pas uniquement pour me distraire ! Il a déjà participé 7 fois à cette course, l'a gagné 4 : son expérience sera plus précieuse que jamais.

Les ravitaillements seront donc très attendus. Ils sont des objectifs, des points de repères au long du parcours et sont un moment cruciaux à tout point de vue, physiologiquement, tactiquement et psychologiquement. Ils ne faut donc pas les rater, surtout sur une course aussi longue.

Brève

Argentine - La course mythique de Santa Fé - 57 km
Dimanche 05/02/2017

Abu Dhabi - Étape de Coupe du Monde Eau libre - 10km
Samedi 11/03/2017

Schiltigheim - Championnats de France de Natation - 1500m
Mercredi 24/05/2017
 
Aurélie Muller sur le ponton
 
 

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